L’originalité du classement réalisé par l’Ecole des Mines est qu’il est établi à partir d’un critère unique: le nombre d’anciens étudiants figurant parmi les dirigeants exécutifs des 500 plus grandes entreprises mondiales. En clair : combien de PDG des plus grandes entreprises mondiales tel ou tel établissement a-t-il formé. Pourquoi un tel choix ? Parce qu’il s’agit d’un « critère simple, non déclaratif et vérifiable », fait savoir l’école d’ingénieurs parisienne. Elle précise : « tout le monde peut refaire cette étude avec ce même critère, le résultat ne changera pas ». Et de moquer les classements réalisés par la presse anglo-saxonne à partir des salaires et délais d’embauches déclarés par les alumni.
L’anti-Shanghai
« Ce critère n’est pas plus restrictif que celui retenu par l’Université Jiaotong à Shanghai pour produire son propre ranking », affirme l’Ecole des Mines. La seule différence avec le classement de Shanghai, c’est que « (notre) critère permet de mettre l’accent sur les performances des formations délivrées dans les établissements d’enseignement supérieur, plutôt que sur les performances de recherche de ces établissements », explique l’établissement français.
S’il est vrai que pour son classement, l’université de Shanghai s’appuie exclusivement sur des critères en rapport avec la recherche, ceux-ci sont au nombre de cinq : diplômés ayant décroché un prix Nobel ou une médaille Fields, membres de la faculté ayant décroché un prix Nobel ou une médaille Fields, nombre de chercheurs reconnus, nombre de publications dans des revues scientifiques de référence, nombre de papiers cités. Ce ranking chinois favorise, certes, les établissements anglophones et les universités à forte dominante scientifique, mais n’en est pas moins influent.
S’il est vrai que pour son classement, l’université de Shanghai s’appuie exclusivement sur des critères en rapport avec la recherche, ceux-ci sont au nombre de cinq : diplômés ayant décroché un prix Nobel ou une médaille Fields, membres de la faculté ayant décroché un prix Nobel ou une médaille Fields, nombre de chercheurs reconnus, nombre de publications dans des revues scientifiques de référence, nombre de papiers cités. Ce ranking chinois favorise, certes, les établissements anglophones et les universités à forte dominante scientifique, mais n’en est pas moins influent.
Un classement peu repris hors de France
Le palmarès de l’Ecole des Mines, lui, n’a pas eu d’impact médiatique fort en dehors de nos frontières. En ne retenant qu'un seul critère, il manque de pertinence. Certes, tout classement est sujet à controverse. Mais concevoir un classement, c’est justement s’engager sur une vision des choses et essayer de convaincre le public de la pertinence de cette vision. En ne choisissant rien d’autre qu’un « critère simple, non déclaratif et vérifiable », l’Ecole des Mines ne propose pas de vision, elle se sert d'une donnée brute - non retraitée, non pondérée - qui ne permet pas d’appréhender la complexité des acteurs du secteur académique.
Résultat : depuis la première édition du classement en 2007, la volatilité de l’ordre des établissements est importante : parmi les 20 premiers, l’université japonaise Keio a gagné 8 places, Stanford a progressé de 10 places, l’université de Pennsylvanie en a perdu 5, Sciences Po a reculé de 9 places, l’Ecole des Mines, elle-même, a chuté de 11 places. Et chaque année, des universités parfaitement inconnues dament le pion à des établissements de renommée internationale.
C’est dommage, la démarche de l’Ecole des Mines est d’un grand intérêt pour tous les établissements français et européens. Plutôt que de s’attacher à défendre bec et ongles sa méthodologie, les initiateurs de ce classement devraient plutôt chercher à l’enrichir.
Résultat : depuis la première édition du classement en 2007, la volatilité de l’ordre des établissements est importante : parmi les 20 premiers, l’université japonaise Keio a gagné 8 places, Stanford a progressé de 10 places, l’université de Pennsylvanie en a perdu 5, Sciences Po a reculé de 9 places, l’Ecole des Mines, elle-même, a chuté de 11 places. Et chaque année, des universités parfaitement inconnues dament le pion à des établissements de renommée internationale.
C’est dommage, la démarche de l’Ecole des Mines est d’un grand intérêt pour tous les établissements français et européens. Plutôt que de s’attacher à défendre bec et ongles sa méthodologie, les initiateurs de ce classement devraient plutôt chercher à l’enrichir.
Les 20 premiers établissements dans le classement 2011
| Rang | Institution | pays
|
|---|---|---|
| 1 | Harvard Univ | USA
|
| 2 | Tokyo Univ | Japon
|
| 3 | Keio Univ | Japon
|
| 4 | HEC | France
|
| 5 | Kyoto Univ | Japon
|
| 6 | Univ Oxford | Royaume-Uni
|
| 7 | Polytechnique | France
|
| 8 | Waseda Univ | Japon
|
| 9 | ENA | France
|
| 10 | Seoul Natl Univ | Corée du Sud
|
| 11 | Univ Pennsylvania | USA
|
| 12 | Columbia Univ | USA
|
| 13 | Stanford Univ | USA
|
| 13 | Tohoku Univ | Japon
|
| 13 | Univ Nottingham | Royaume-Uni
|
| 16 | MIT | USA
|
| 17 | Sciences Po | France
|
| 18 | Univ St Gallen | Suisse
|
| 19 | Univ Sao Paulo | Brésil
|
| 19 | Northwestern Univ | USA
|
Rang des écoles françaises dans le classement des Mines 2011
| Rang | Institution
|
|---|---|
| 4 | HEC
|
| 7 | Polytechnique
|
| 9 | ENA
|
| 17 | Sciences Po
|
| 21 | INSEAD
|
| 21 | Mines
|
| 38 | Ponts et Chaussées
|
| 92 | Ecole Centrale - Paris
|
| 92 | ENS PTT
|
| 92 | European Business School Paris
|
| 92 | Inst de Haute Finance - Paris
|
| 224 | Univ Paris 4 Sorbonne
|
| 229 | EN3S
|
| 229 | Ecole Normale Superieure - Paris
|
| 229 | Ecole Super Agriculture - Purpan
|
| 229 | Supelec
|
| 229 | EM Lyon
|
| 229 | ESCP Europe
|
| 229 | ESEO Angers
|
| 229 | ESSEC
|
| 349 | ISAE
|
| 349 | Telecom ParisTech
|
| 349 | IFP Paris
|
| 385 | ENAC
|
| 385 | Ecole Speciale Travaux Publics
|
NB :
Téléchargez le classement complet ci-dessous :

Vie universitaire
Classement 2011 des universités par l’Ecole des Mines : le french ranking par excellence


